Les mots de Richards Powers

L’arbre monde est un roman magistral tout en ramifications. Les chapitres sont un effeuillage de destins, individus reliés par un héritage, une passion, un concours de circonstance à s’engager.

On part des racines tortueuses (1ère partie) et l’on ne sait pas où chacune des fables va nous mener. Puis les enfants grandissent et, adultes, se rencontrent et consolident le tronc du récit (2ème partie) avant d’en semer les graines dans les dernières pages, vies accomplies (3ème partie).

C’est un roman qui raconte l’urgence de se reconnecter à la planète et plus particulièrement aux arbres, dont on découvre l’intelligence consciemment réifiée. C’est un roman qui dénonce la surexploitation des ressources naturelles via la déforestation massive.

Les personnages sont touchants, la polyphonie exigeante, et la langue magnifique. L’ensemble offre un roman écologique puissant, tant par sa trame romanesque à l’épaisseur des grands mythes fondateurs, que par le réalisme psychologique et scientifique des propos tenus par les personnages.

Un arbre monde dont les 700 pages entrent immanquablement en résonnance avec le rapport du GIEC… Je vous recommande cette immersion en forêt captivante, qui m’a motivée à rouvrir une encyclopédie des arbres pour mes futures balades au grand air.

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