Les mots de Camila Sosa Villada

Les Vilaines est un premier roman fabuleux, qui nous emmène dans les méandres argentines des virées nocturnes entre sœurs trans, à se soutenir et se prostituer. La plume de Camila Sosa Villada nous téléporte au parc de Sarmiento, là nous rencontrons une communauté bigarrée de femmes boursoufflées d’huile de moteur d’avion, qui n’ont que l’amour et les coups pour s’assumer.

Entre réalisme et merveilleux, l’autrice nous ouvre la porte de la maison de tante Encarna, havre de paix au milieu de ce quartier houleux, refuge pour toutes les femmes à barbe et pénis, qui n’ont que leur corps pour subsister.

C’est beau et touchant, violent et crû. C’est un roman qui sent le vécu, et emporte par ses personnages cassés et fiers, souriants, à plumes et paillettes. On suit, tel un roman d’apprentissage, l’éclosion de la narratrice Camila, des chutes de rideaux raccommodés en sa première robe, aux lumières violentes installées dans le parc pour les chasser, aux portes fermées de tante Encarna, à la chute.

Ce récit est une fête, à l’image de ses héroïnes qui jamais ne doutent de leur légitimité. Une histoire magnifique et terrifiante, qui ne cache rien de tous les excès du quotidien des Vilaines du parc Sarmiento.

Une lecture coup de coeur que je vous conseille vivement.

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