Les mots d’Edgar Rice Burroughs

Comme tout le monde je connaissais le personnage de Tarzan. Homme sauvage emblématique se balançant dans notre enfance de lianes en lianes, cheveux aux vents et muscles bandés. J’ignorais que cet héros emblématique popularisé par le petit écran tirait son origine d’une série de romans d’Edgar Rice Burroughs, et que ses aventures le mèneraient jusque sur la planète mars. Caustique !

Cette nuit-là, un petit garçon naquit aux portes de la forêt vierge, dans une petite cabane, pendant qu’un léopard feulait devant la porte et que les notes graves du rugissement d’un lion montaient de l’autre côté de la petite éminence.

L’ensemble du récit est plutôt récréatif, on y retrouve les Clayton abandonnés dans une jungle inhospitalière qui les engloutira, le cri de Tarzan qui y résonne ; d’abord en un babillement naïf puis en un signal guttural des plus sauvages. C’est une histoire plutôt plaisante à lire, si l’on aime les scènes de chasse viriles et la mise à mal des personnages féminins. Alice Clayton faible femme perd la raison et meurt. Esmeralda est décrite comme une grosse femme noire s’évanouissant sans cesse, dont je n’ai toujours pas saisi la fonction, si ce n’est celle d’être un personnage type reflétant les pires poncifs de l’époque. Jane tombe amoureuse en un clin d’oeil de cet homme à demi-nu dont les muscles saillants et le physique de dieu grec font vaciller son entendement, on la croyait futée elle se montre finalement godiche et indécise.

Tarzan personnifiait à la dois l’homme primitif, le chasseur et le guerrier. 

Ce livre regorge de passages captivants. On suit avec plaisir l’évolution du jeune Tarzan, son apprentissage en autodidacte de la lecture et l’écriture, le questionnement progressif de son identité. Mais ce livre foisonne aussi de passages à s’arracher les cheveux en 2020, tant les personnages sont caricaturaux et manquent de profondeur. On s’étonnera ainsi du bilinguisme quasi instantané du héros, des ellipses temporelles qui le transportent en Amérique pile au moment où sa belle Jane allait en épouser un autre.

Un livre qui a mal vieilli mais qui n’est pas dépourvu de charme et dont on comprend l’engouement à l’adapter en différents médiums.

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